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Histoire

vendredi 15 janvier 2010

Madagascar est peuplé depuis environ 2000 ans par des migrants venus de l’est de l’Océan Indien qui ont amené des techniques, des pratiques cultuelles, leur langue et aussi des populations africaines.

De contacts anciens avec le monde arabe, il reste des techniques comme la fabrication du papier, et des éléments culturels comme le calendrier, les pratiques divinatoires et l’ancienne écriture en caractères arabes.

Cette population s’est partagée en 18 groupes sociiaux (tribus) qui diffèrent par leurs organisations sociales, leurs pratiques funéraires, leurs économies, leurs parlers et leurs histoires, et occupent chacun un territoire bien défini.

Malgré ces différences, la culture traditionnelle malgache est relativement homogène et la langue peu diversifiée ; il existe de nombreux échanges économiques entre les tribus, et, dans la société traditionnelle, tous les malgaches ont les mêmes pratiques divinatoires et sont adeptes du culte des ancêtres.

Madagascar est un pays ouvert ; chacun peut circuler dans toute l’île ; mais le concept de terre des ancêtres s’oppose à l’installation de paysans sur les terres d’une autre tribu.

L’histoire de Madagascar en tant que nation moderne commence en 1810 lorsque Radama, jeune prince de 18 ans, succède à son père et devient roi de l’Imerina, région d’Antananarivo. Il obtient l’appui des anglais de l’Ile Maurice, qui envoient des instructeurs pour moderniser l’armée, et des missionnaires ; ceux ci fondent en 1820 la première école de Madagascar et en1823 l’écriture du malgache en caractères latins est définitivement codifiée.

Le statut de l’école malgache est ambigu dès l’origine ; Radama voulant l’écriture pour administrer son royaume, tandis que les enseignants missionnaires ne pensaient qu’à convertir.

Radama meurt en 1828, et sa femme, la reine Ranavalona lui succède ; mais, c’est en 1835 qu’éclate la crise : Ranavalona chasse les missionnaires européens, ferme les écoles et persécute les chrétiens malgaches. Cette année-là, quelques milliers d’élèves fréquentaient une centaine d’écoles et la première bible en malgache venait d’être imprimée.

En 1862, après la mort de Ranavalona, les missionnaires peuvent revenir, et l’année suivante, presque toutes les écoles sont rouvertes par les missions anglicanes, catholiques, luthériennes et presbytériennes. Dès lors, et surtout après la conversion de la reine à la religion presbytérienne en 1869, les missions ont le monopole de l’enseignement et toute instruction est une conversion.
L’invasion française en 1895 marque la fin de ce monopole. En 1907, il existait 389 écoles du premier degré affectées à “l’enseignement des indigènes” ; en principe, l’enseignement est obligatoire pour tous les enfants de 8 à 13 ans. Cet objectif ne sera jamais atteint, cependant la scolarisation se développe jusqu’à l’indépendance en 1960, et même jusqu’en 1972 ; tous les niveaux d’enseignement, technique, secondaire, supérieur, furent créés.

Mais cet enseignement qui privilégiait le français, et où le malgache était réduit au rang de langue étrangère, heurtait les aspirations des jeunes malgaches.
Après les troubles qui agitèrent Madagascar de 1972 à 1975, le nouveau chef d’état, Didier Ratsiraka, décréta la malgachisation de l’enseignement primaire. Cette mesure, décidée alors que l’économie s’effondrait, fut un échec. Les parents qui le pouvaient envoyèrent leurs enfants dans des écoles privées qui enseignaient le français, langue maintenue pour le secondaire et le supérieur, tandis que les écoles primaires publiques dont les enseignants étaient de plus en plus mal payés et dont les équipements se détèrioraient, s’enfonçaient dans la misère, plus encore que l’ensemble de la société malgache.

Les écoles privées qui, au début, avaient recruté des enseignants déserteurs de l’enseignement public ne surent pas former de nouveaux maîtres. Les moyens consacrés à l’école diminuaient alors que la population doublait et, si en 1972 la majorité des enfants étaient scolarisés, en 2000 seule une faible minorité bénéficiait encore d’un enseignement convenable.

Cette brève histoire de l’école à Madagascar ne doit pas cacher l’histoire politique du peuple et de la nation malgache qui se décline de 1810 en trois périodes.

  • La royauté merina de 1810 à 1896 qui a construit, surtout par la force des armes, l’unité politique et administrative de Madagascar sous domination merina.
  • L’occupation française, de 1896 à 1960, pendant laquelle s’est effectué la majeure part de la modernisation de Madagascar ; elle est marquée par deux épisodes particulièrement meurtriers : l’invasion de 1895 à 1905, et la répression de 1947 à 1950, de la révolte de 1947. C’est dans cette répression subie par l’ensemble de la population sur tout le territoire que s’est forgée l’unité de la nation malgache.
  • L’époque post-coloniale, depuis 1960, pendant laquelle la France s’efforce de maintenir les positions acquises par la colonisation, tandis que les malgaches font l’apprentissage incertain de la politique.

Cependant, pendant la domination merina, comme pendant la colonisation française, le peuple malgache n’a subi ni esclavage, ni génocide, ni déplacement forcé de populations, et a été épargné par les dures guerres d’indépendance ; tous n’ont pas eu la même chance.


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